Les différentes formes de SEP

La SEP... ou les SEP ?

On distingue 3 typologies de sclérose en plaques.

Traditionnellement, en début de maladie, la première consultation est induite par une "poussée" avec symptômes. Une poussée, c'est un "incendie" soudain : les anticorps se sont réveillés, ont mis le feu quelque part, et des symptômes sont apparus à cause de la destruction occasionnée. Un traitement par corticoïdes est en général très rapidement mis en place pour stopper la poussée, donc stopper le développement de l'inflammation.

Dans 85% des cas, le malade est encore jeune et son corps encore en pleine forme et super réactif, donc une fois qu'il n'est plus embêté par cette inflammation, il va tranquillement réparer les bêtises en refabriquant de la myéline pour colmater les "trous" de la gaine des nerfs, et progressivement le corps va récupérer ses facultés.

Ce fonctionnement par poussées est caractéristique de la forme dite rémittente-récurrente (ou cyclique rémittente) : à chaque poussée on observe un "pic" de symptômes, qui redescend très rapidement pour rejoindre l'état initial (ou s'en rapprocher correctement). C'est la version capricieuse.

Dans les formes plus endurantes de SEP, le corps sans répit n'arrive pas à récupérer complètement, et des séquelles de plus en plus nombreuses et de plus en plus lourdes persistent dans le temps : l'évolution est lente et progressive, et ne s'accompagne plus forcément de poussées. L'inflammation ne peut pas toujours être stoppée, ce qui induit une destruction lente que le corps n'arrive pas à maîtriser : c'est la forme progressive de la maladie, et selon l'historique de la maladie du patient, on va en distinguer deux "sous-formes".

La plus fréquente est la forme progressive secondaire. Il s'agit en général d'un patient qui a récupéré de ses poussées pendant plusieurs années avec une forme rémittente... puis le corps vieillissant et cumulant les réparations de fortune... il finit par ne plus réussir à aussi bien récupérer qu'avant, et la forme progressive s'installe. Elle porte donc le nom de secondaire parce que cette forme est observée dans un second temps de la maladie.

La dernière forme est alors la SEP progressive primaire, où l'on observe chez le malade dès son diagnostic une évolution régulière des symptômes sans rémission complète. Il s'agit en général de diagnostics plus tardifs, et on observe une installation immédiate de séquelles plus ou moins handicapantes.

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Date de dernière mise à jour : 23/05/2019

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